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Comment soigner l’incontinence urinaire chez la femme ?

L’incontinence féminine touche de nombreuses femmes de tous âges. Il existe différents types d’incontinence allant de légères fuites urinaires à de plus importantes pertes. Ces désagréments du quotidien peuvent devenir de réels obstacles dans la vie des femmes. Le port de protections urinaires pour femme permet de garantir un confort et une sécurité au quotidien mais comment atténuer ou soigner les fuites urinaires sur le long terme ? Il faut tout d’abord distinguer les différents types d’incontinence et s’identifier à une catégorie pour ensuite trouver les « solutions » adaptées.

I. Quels sont les différents types d’incontinence urinaire féminine ?

Il existe différents types d’incontinence :

1. L’incontinence urinaire d’effort est la forme d’incontinence la plus répandue chez les femmes. Il s’agit de légères fuites provoquées lors d’un effort physique ou en rigolant, toussant. Ces fuites apparaissent même si vous n’avez pas envie d’uriner.

2. L’incontinence urinaire d’urgence (par impériosité) est caractérisée par une contraction involontaire de la vessie qui entraine une envie urgente d’uriner. Les fuites peuvent intervenir à tout moment de la journée et peuvent aller de quelques gouttes à une miction complète.

3. L’incontinence mixte concerne les personnes qui ont à la fois une incontinence à l’effort et une incontinence par impériosité.

4. L’Incontinence par regorgement est caractérisée par une vessie qui ne se vide pas à 100%, l’urine finit donc par s’écouler lorsque la vessie ne peut plus la contenir. Les femmes sont très peu touchées par ce type d’incontinence, mais il est possible qu’elles en souffrent en cas de prolapsus, fibrome ou d’une tumeur utérine.

II. Quelles solutions existent-ils face à l’incontinence féminine ?

1. La rééducation du périnée

Le périnée est un ensemble de muscles très importants puisqu’ils permettent de soutenir les organes abdominaux. Les muscles en forme de « hamac » s’étendent du pubis jusqu’à la base de la colonne vertébrale. Ces muscles ont donc un rôle crucial dans la continence urinaire et fécale. Lorsque les muscles sont affaiblis, des fuites urinaires peuvent apparaitre. Plusieurs causes/facteurs peuvent sensibiliser les muscles du périnée : accouchement, surpoids, ménopause ou sport intensif. Il est donc important d’avoir un muscle tonique et en bonne santé.


Schéma d’un plancher pelvien normal et d’un plancher pelvien affaibli

La rééducation périnéale peut se faire :

Grâce aux exercices de Kegel :

La pratique des exercices de Kegel consiste à alterner des phases de contractions du périnée puis de relâchement. Une pratique régulière de ces exercices permet de tonifier les muscles du périnée. Généralement cette rééducation se fait accompagnée d’une sage-femme ou d’un kinésithérapeute. Attention cependant à ne pas pratiquer le « stop pipi » qui peut perturber les réflexes normaux de la vessie. De plus cette technique favorise l’apparition d’infections urinaires.

Les exercices de Kegel peuvent également être pratiqués à l’aide de différents dispositifs :

Boules de Geisha

Il s’agit de petites boules également appelées « perles » de dimensions et poids différents qui s’insèrent dans le vagin et permettent alors de renforcer le périnée.

  • Vous pouvez pratiquer les exercices de Kegel de façon active, en alternant des phases de contractions et relâchement du périnée avec les boules afin d’accentuer le travail périnéal.
  • Les Boules de Geisha peuvent également être utilisées de façon passive. Il suffit d’insérer les boules dans le vagin quelques minutes par jour en continuant vos activités habituelles.

Boules de Geisha Intimina

Les sondes connectées :

La sonde connectée interactive KGOAL – Rééducation par la méthode du Biofeedback

Sonde connectée intéractive KGoal - rééducation du périnée

La sonde connectée en Bluetooth va permettre la rééducation du périnée grâce à des jeux sur l’application smartphone. La rééducation par biofeedback est une méthode d’apprentissage qui permet d’identifier et prendre conscience des muscles du périnée. Cela permet de contrôler la contraction ou le relâchement des muscles du planché pelvien au moment où l’application le demande ce qui permet de contrôler chaque mouvement à chaque instant.

La sonde kGoal s’insère dégonflée dans le vagin avec du lubrifiant. Une fois en place un bouton permet de regonfler la sonde à votre guise afin que cette dernière s’adapte parfaitement à votre anatomie. Les contractions de vos muscles du périnée vont interagir avec les jeux de l’application. Lorsque la sonde vibre, il suffit de contracter vos muscles plus ou moins fort.

Le dispositif/ appareil  Kegel Smart :

Kegel Smart, renforcement du périnée

L’appareil Kegel Smart permet d’évaluer et enregistrer la tonicité de votre plancher pelvien pour ainsi programmer automatiquement le niveau d’intensité d’exercice le plus adapté / qui vous convient le mieux.

Simple d’utilisation, il suffit d’insérer le dispositif dans le vagin puis, dès lors que ce dernier vibre, de contracter vos muscles du périnée.

Il est recommandé de faire l’exercice 5 minutes par jour pendant 12 semaines. Puis, 3 fois par semaine pour maintenir une bonne tonicité des muscles du planché pelvien.

Grâce à l’électrostimulation

  • Electrostimulateur périnéal : Short et cuissières Innovo

Grâce à un système d’électrodes, les shorts Innovo permettent de stimuler 180 fois l’ensemble des muscles du périnée lors d’une séance de 30 minutes. L’électrostimulation est émise en externe par des électrodes et va stimuler à travers la peau les muscles pelviens.

En tant que dispositifs médicaux, ces produits sont pris en charge par l’assurance maladie.
Il est recommandé de pratiquer 5 fois par semaine des séances de 30 minutes. Résultats dès 4 semaines.

Electrostimulateur périnéal Innovo - Version Short

Les appareils Neurotrac sont des électrostimulateurs qui fonctionnent avec un boitier relié à une sonde vaginale.

Le boitier va envoyer un courant électrique à travers la sonde positionnée dans le vagin ce qui va provoquer la contraction des muscles du périnée. Les boitiers Neurotrac sont pourvus de différents programmes à sélectionner en fonction du type d’incontinence (d’effort, d’urgence ou mixte).

Ce dispositif médical est remboursé par l’assurance maladie.

Vous retrouverez tous les dispositifs permettant la rééducation du périnée dans la catégorie rééducation périnéale

2. Les thérapies comportementales

La thérapie comportementale est, dans la plupart des cas, utilisée en complément d’autres traitements comme notamment la rééducation du périnée. Il s’agit d’apprendre le fonctionnement de la vessie, connaitre les exercices de contrôle de la vessie et les bons gestes à adopter.

Elle peut se faire de différentes manières et différents thèmes sont à aborder :
  • La réadaptation des apports liquidiens.

    En effet il est important en cas d’incontinence, d’adapter les quantités d’eau ingérées, il faut veiller à ne pas boire en quantité trop importante ni d’être en manque d’hydratation. Il faut également veillez à limiter la consommation de caféine et autres boissons sucrées qui influencent fortement l’envie d’uriner.

  • La rééducation vésicale – reprogrammation mictionnelle.

    Il s’agit de réguler la fréquence des déplacements aux toilettes ce qui implique de modifier votre comportement et reprendre le contrôle de votre vessie. Dès lors que vous ressentez l’envie urgente d’aller uriner, il faudra apprendre à ignorer cette envie le plus possible et à reculer le moment d’aller aux toilettes. Idéalement toutes les 2 à 4h. Après plusieurs semaines, cela permet de diminuer la fréquence des épisodes d’urgenturie et va permettre d’augmenter la « réserve » de la vessie. De plus, cette dernière deviendra moins irritable. Afin de vous guider, il est possible détenir un planning d’horaires pour aller aux toilettes, cela vous permet de vous fixer des objectifs.Il faut d’abord espacer vos passages aux toilettes de quelques minutes pour finir à quelques heures d’intervalles.
Au préalable vous pouvez tenir un calendrier mictionnel qui permet de noter chaque jour les quantités mictionnelles ainsi que les heures de passages aux toilettes. Il est important de noter en complément les liquides ingérés. Et s’il y a eu des fuites urinaires, passage d’urgenturie etc. Cela va permettre d’évaluer le fonctionnement de la vessie.
  • En plus d’une rééducation périnéale, certains professionnels de santé peuvent vous réapprendre à bien faire pipi notamment les kinésithérapeutes ou urologues.
  • La perte de poids.
    En effet le surpoids influence fortement l’incontinence, c’est pourquoi dans certains cas, une perte de poids est nécessaire.
  • L’Ostéopathie :

    Peut être envisagée afin de travailler les muscles du bassin et éliminer les tensions au niveau des muscles du périnée ou de la vessie. Ce travail peut se faire en complément d’une rééducation périnéale afin d’obtenir de meilleurs résultats.
  • Hypnose :

    En effet l’hypnose pourrait vous aider à modifier certains de vos comportements et perceptions. Cette technique est notamment efficace pour l’hyperactivité vésicale.

3. Les médicaments ANTICHOLINERGIQUES

Ces médicaments sont prescrits en cas d’incontinence par impériosité/urgence, hyperactivité vésicale. (Besoin irrépressible d’uriner, aboutissant à une miction impossible à différer ainsi que des pertes involontaires d’urine).

La prise de ces médicaments est à utiliser si la rééducation du périnée et la thérapie comportementale n’ont pas fonctionné ou elle peut être utilisée en complément de ces deux traitements.

La prise de ces médicaments permet de réduire l’activité de la vessie et ainsi de diminuer le nombre de mictions par jour et également de réduire le nombre d’urgenturies sévères.

Cependant, la prise de ces médicaments nécessite de vérifier certains aspects: Veillez à ne pas avoir d’infections urinaires ou de rétention d’eau, d’allergies, ne pas en prendre en cas de prise d’un autre traitement par anticholinestérasiques. Ces médicaments ne doivent pas être utilisés par des personnes de plus de 75 ans.

Ce traitement à, cependant, certains effets indésirables qui peuvent apparaitre comme la sécheresse buccale ou la constipation.

La prise de médicament ne peut pas soigner l’incontinence à l’effort.

4. La Chirurgie – Technique opératoire

Lorsque la rééducation du périnée, la thérapie comportementale et les traitements médicamenteux ne permettent pas de traiter l’incontinence, il existe une dernière solution. L’incontinence peut en effet être traitée de façon chirurgicale mais elle est réservée aux cas les plus sévères.

  • Pose de Bandelettes sous-urétrales pour soigner l’incontinence à l’effort. Cette chirurgie consiste à positionner une bandelette en matériel synthétique sous l’urètre afin de le soutenir lors d’un effort et ainsi éviter les fuites.
  • Remplacement du sphincter pour soigner l’incontinence à l’effort. L’incontinence peut être due à un mauvais fonctionnement du sphincter. Il est donc possible dans certains cas, de pratiquer une chirurgie afin de remplacer le sphincter.
  • Pacemaker Vésical – Neuromodulation : Cette chirurgie consiste à fixer une électrode sur l’os du sacrum à proximité du nerf sacré reliée à une pile. Les impulsions électriques émissent permettent alors d’agir sur les nerfs qui contrôlent la vessie.
  • L’injection intra-urétrale de Zuidex pour soigner l’incontinence d’effort. Cette technique consiste à injecter un gel à base d’acide hyaluronique dans la paroi de l’urètre. Cela permet de renforcer l’épaisseur de la paroi et ainsi de lui redonner du tonus.
  • Injections de toxines botuliniques pour soigner l’hyperactivité vésicale. Consiste à injecter du botox directement dans la vessie qui grâce à l’action paralysante de la toxine va permettre le relâchement des muscles vésicaux. La vessie se contracte donc moins souvent et en intensité plus faible. La vessie peut donc accueillir plus d’urines. Toutefois il est nécessaire de renouveler ces injections tous les 6 à 9 mois.
  • Les ballons ACT pour soigner l’incontinence à l’effort.

Face aux problème d’incontinence des solutions existent, cependant il est recommandé d’être accompagné par un professionnel. En effet le professionnel pourra diagnostiquer le  type d’incontinence et proposer les solutions adaptées. Le port de protections reste une alternative pendant la période de traitement.

Le service Client SENEA, reste à votre dispositions pour répondre à toutes questions, vous donner des conseils et apporter des solutions grâce à nos nombreux produits.

Merci pour votre lecture. 

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